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ATTESTATION

LE CARNET DE BORD

Exigences officielles PNC : guide complet EASA 2026

Voyageur dans un terminal lumineux près des portes d’embarquement
Photographie d’illustration · CK Chen / Unsplash · Licence Unsplash

Les exigences applicables au CCA proviennent de la Part-CC, complétée par les règles nationales. Cette synthèse distingue clairement ce qui relève de l’Union européenne et ce qui relève du dispositif français.

À retenir

  • Vérifiez toujours l’organisme et le lieu auprès de l’autorité compétente.
  • Distinguez règles européennes, modalités nationales et critères commerciaux.
  • Utilisez une source datée avant toute inscription ou dépense.

Le cadre réglementaire à connaître

Le Cabin Crew Attestation, ou CCA, relève du règlement (UE) n° 1178/2011, annexe V, appelée Part-CC. Ce texte fixe les conditions de délivrance, de validité et d’utilisation de l’attestation. L’EASA élabore et accompagne le cadre commun, mais elle ne délivre pas directement les attestations et n’agrée pas individuellement chaque école. Ces responsabilités appartiennent à l’autorité compétente de chaque État membre ou, lorsque le droit national le permet, à une organisation autorisée.

En France, la DSAC, au sein de la DGAC, agrée les organismes de formation CCA et organise le dispositif national d’examen. Il n’existe donc pas deux diplômes concurrents, un « CCA DGAC » et un « CCA EASA ». Un CCA délivré en France applique le cadre européen Part-CC avec les modalités françaises prévues par l’arrêté du 26 mars 2013.

Cette distinction permet de vérifier une offre correctement : il faut identifier l’entité juridiquement responsable de la formation, l’autorité qui l’a approuvée et la présence de cette entité sur la liste publique correspondante.

Conditions réglementaires et critères d’admission

La Part-CC fixe un âge minimal de 18 ans pour le demandeur d’une attestation. Elle ne fixe pas, comme conditions européennes générales de délivrance, un diplôme scolaire précis, un niveau B1 d’anglais, un score TOEIC, une taille minimale ou un certificat médical pilote de classe 2.

Un organisme peut toutefois définir des conditions d’admission cohérentes avec son programme, sa langue d’enseignement et son manuel approuvé. Une compagnie peut également appliquer ses propres critères de recrutement. Il faut donc séparer quatre niveaux : la règle européenne, les modalités nationales, les conditions du centre et les exigences futures de l’employeur.

En France, l’organisme doit s’assurer que chaque candidat sait nager. Avant une inscription, demandez la liste écrite des pièces exigées, la langue de la session et la nature exacte de tout test d’entrée. Une exigence commerciale propre à un centre ne doit jamais être présentée comme une obligation universelle de l’EASA.

Durée de la formation en France

La Part-CC définit les matières minimales de la formation initiale, mais elle ne fixe pas un même volume horaire pour tous les États. En France, l’arrêté du 26 mars 2013 impose un minimum de 105 heures de formation théorique et 35 heures de formation pratique, soit 140 heures.

Un programme approuvé peut être plus long. Le nombre de semaines dépend de l’organisation quotidienne, des jours de formation et des moyens pédagogiques ; il ne faut donc pas déduire la conformité d’une session de sa seule durée calendaire. Le programme, les lieux, les matériels et le découpage horaire doivent correspondre à l’approbation de l’organisme.

Lorsque vous comparez une formation française à une formation organisée dans un autre État membre, ne transposez pas automatiquement les 140 heures françaises. Vérifiez plutôt l’approbation de l’organisme, le contenu couvert, les conditions d’examen et l’autorité responsable.

Les matières de la formation initiale

L’appendice 1 à la Part-CC organise la formation autour de compétences complémentaires. Le programme comprend notamment les connaissances générales de l’aviation et de la réglementation, la communication, les facteurs humains et le CRM, la gestion des passagers et la surveillance cabine.

Il couvre également les aspects aéromédicaux et les premiers secours, les marchandises dangereuses, la sûreté, la lutte contre le feu et la fumée ainsi que la survie. La pratique ne se limite pas à observer une démonstration : certains gestes et exercices doivent être réellement exécutés afin de développer une compétence utilisable sous stress.

Le découpage commercial en « huit » ou « neuf » modules varie selon les organismes. Ce qui compte n’est pas le nombre affiché sur une brochure, mais la couverture intégrale du programme approuvé. Demandez un plan détaillé et vérifiez comment les connaissances, les entraînements et les évaluations sont articulés.

Les examens CCA en France

En France, le candidat doit avoir suivi intégralement la partie théorique puis la partie pratique dans un organisme agréé et présenter les attestations correspondantes. L’examen comporte une épreuve théorique et une épreuve pratique organisées selon les modalités nationales.

L’épreuve théorique comprend au minimum 70 questions à choix multiple, dure 1 h 45 et exige au moins 75 % du nombre maximal de points. En cas de réussite, le certificat d’aptitude théorique est valable 24 mois. L’épreuve pratique vérifie les compétences prévues au programme officiel, dans des installations et avec des matériels agréés.

Les redevances et calendriers peuvent évoluer. Au 5 septembre 2026, la DGAC affiche 70 € pour l’épreuve théorique et 280 € pour l’épreuve pratique, avec des dispositions particulières pour certains demandeurs d’emploi. La page officielle doit être consultée au moment de l’inscription.

Durée de validité et période de 60 mois

Le CCA est délivré sans durée limite. Cela ne signifie pas qu’il reste utilisable sans condition toute la vie. Selon CC.CCA.105, il cesse d’être valide lorsque son titulaire n’a exercé aucun privilège associé pendant les 60 mois précédents sur au moins un type d’aéronef.

Cette règle concerne la validité de l’attestation et ne doit pas être confondue avec les entraînements récurrents imposés aux personnels en activité, ni avec la validité du rapport médical cabine. Après une longue interruption, évitez de vous fier à une formule commerciale telle que « simple renouvellement » ou « recyclage automatique » : demandez la procédure applicable à l’autorité compétente ou à un organisme agréé.

Conservez l’attestation, les qualifications de type ou de variante ainsi que les relevés de formation et de contrôle. Ces pièces facilitent la vérification de la situation lors d’un changement d’opérateur ou d’État.

Reconnaissance entre États membres

Une attestation conforme à la Part-CC délivrée dans un État membre est reconnue dans les autres États membres conformément au droit de l’Union. Il n’est pas nécessaire d’échanger le document simplement parce que l’on rejoint un opérateur établi dans un autre État membre.

Cette reconnaissance ne s’étend pas automatiquement à un document délivré par un pays tiers qui n’applique pas le cadre de l’Union. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni doit être traité comme un système distinct. De même, une attestation de participation à un cours, un certificat privé ou une formation de préparation ne remplace pas le CCA officiel.

La mobilité ne dispense pas de la formation propre à l’opérateur et au type d’aéronef. Avant un projet transfrontalier, vérifiez l’émetteur du document, son numéro, l’autorité de délivrance et les exigences de la compagnie concernée.

Questions fréquentes

Le CCA est-il délivré directement par l’EASA ?

Non. Il est délivré par l’autorité compétente d’un État membre ou par une organisation autorisée à le faire. L’EASA soutient le cadre réglementaire commun.

Le niveau B1 est-il une obligation générale de la Part-CC ?

Non. Une école ou une compagnie peut demander un niveau linguistique, mais la Part-CC ne fixe pas un seuil B1 européen général pour délivrer le CCA.

Le CCA expire-t-il après cinq ans ?

Il est délivré sans durée limite, mais il n’est plus valide après 60 mois sans exercice des privilèges associés sur au moins un type d’aéronef.

Les 140 heures sont-elles imposées partout en Europe ?

Non. Les 105 heures théoriques et 35 heures pratiques constituent le minimum prévu en France par l’arrêté du 26 mars 2013.

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