« Des centaines de recrutés », « 90 % de réussite », « nos élèves chez les plus grandes compagnies » : ces formules restent difficiles à évaluer sans période, population et méthode de calcul. Un chiffre commercial doit pouvoir être expliqué avant de servir d’argument pour acheter une formation ou un coaching PNC.
Sources consultées le . Article informatif préparé avec l’intelligence artificielle, sans but commercial.
Qu’est-ce qui a réellement été compté ?
Demandez d’abord ce que signifie le résultat annoncé. Une inscription, une invitation à un entretien, une sélection réussie, une entrée en formation compagnie et une prise de poste ne sont pas des événements interchangeables.
| Chiffre affiché | Précision à demander |
|---|---|
| « 300 recrutés » | 300 personnes distinctes ? Dans quelles compagnies, pour quels postes et sur quelle période ? |
| « 90 % de réussite » | Réussite à quoi ? Combien de personnes ont été suivies, interrogées et comptées ? |
| « 100 % de nos candidats sélectionnés » | Présélection sur dossier, entretien, proposition de contrat ou prise de poste ? |
| « Des élèves chez une compagnie » | Étaient-ils déjà salariés avant la prestation ? Quel accompagnement ont-ils effectivement reçu ? |
Quand deux chiffres peuvent-ils se contredire ?
Il faut comparer la même période, la même compagnie, le même métier, la même zone et le même événement. Le bilan annuel d’une compagnie ne peut pas réfuter directement un cumul mondial d’anciens élèves sur dix ans. Une hausse nette d’effectif ne correspond pas non plus au nombre d’embauches : des recrutements peuvent remplacer des départs.
Une prévision d’embauches n’est pas un bilan des entrées réellement réalisées. Et additionner les résultats de plusieurs coachs peut compter plusieurs fois les mêmes personnes, lorsqu’elles ont suivi plusieurs prestations.
Exemple fictif, sans lien avec une entreprise réelle : une école revendique 200 nouveaux PNC distincts ayant pris leur poste chez une compagnie pendant une année donnée. Si un bilan exhaustif de cette compagnie établit 120 nouvelles prises de poste PNC sur exactement ce périmètre, les deux affirmations sont incompatibles. Il faut alors rechercher une erreur de période, de définition ou de comptage et demander une explication documentée. Le calcul ne permet pas, à lui seul, de conclure à une fraude intentionnelle.
Le dénominateur change tout
Autre exemple fictif : sur 100 personnes accompagnées, 40 répondent à une enquête et 36 déclarent avoir été recrutées. Cela donne 90 % parmi les répondants et 36 recrutements déclarés sur les 100 personnes accompagnées. Le résultat des 60 non-répondants reste inconnu : on ne peut les compter ni comme recrutés ni comme échecs. La publication devrait donner les trois nombres.
Demandez également si une même personne est comptée plusieurs fois après plusieurs contrats, si les abandons sont inclus et à quelle date les situations ont été vérifiées.
Quelles pièces seraient utiles ?
- Un bilan daté avec la définition de la population, du résultat et du délai de suivi.
- Une méthode pour compter les personnes une seule fois et traiter les non-réponses.
- Des résultats par promotion et période, présentés sous forme agrégée.
- Une explication du rôle réel de la prestation : formation CCA, coaching, mise en relation ou autre service.
- Lorsqu’un audit est revendiqué, son auteur, sa date, son périmètre et les documents effectivement contrôlés.
Ces vérifications peuvent être réalisées sans publier les noms des candidats ni leurs contrats. Des logos de compagnies ou quelques photos d’anciens élèves ne suffisent pas à justifier un total.
Un taux de réussite au CCA n’est pas un taux de recrutement
Le document DGAC utilisé dans notre comparatif porte sur les résultats de l’examen pratique CCA 2025. Il ne mesure pas l’insertion professionnelle ni les embauches en compagnie. Consultez le PDF DGAC ou sa copie archivée sur ce site, ainsi que le tableau avec son périmètre et ses sources.
Non documenté, incohérent ou faux : trois conclusions différentes
Sans justificatif, un chiffre reste non vérifiable avec les éléments disponibles. Avec deux sources comparables qui divergent, il existe une incohérence à expliquer. Une affirmation démontrée fausse nécessite des preuves suffisamment précises pour écarter les différences de périmètre.
La DGCCRF explique qu’une présentation fausse, mais aussi une présentation susceptible d’induire en erreur ou une omission substantielle, peut relever des pratiques commerciales trompeuses. L’analyse dépend des faits et du contexte. Source : fiche DGCCRF sur les pratiques commerciales trompeuses.
Avant de payer, demandez une réponse écrite sur la période, les personnes comptées, le résultat et sa vérification. En cas de problème de consommation documenté, SignalConso permet de le signaler. Cet article propose une méthode de contrôle ; il n’accuse aucune société particulière.
